Ma rue Madame

L'adresse de vos rendez vous mode avec votre personal shopper

le remaniement de la mariniere

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J’entendais notre ministre à rayures ce matin. De là une envie de ranger la chemise et prendre la mer ! Objectif ? Un dress code productif. . Investir dans les petites rayures et rayer la routine au feutre indélébile. Marquer mon style en adoptant un look venu par delà les confins des océans, échoué  ici pour longtemps. Longévité et développement mode durable. Bref. Pas envie de casser ma tirelire et envie d’enfiler une marinière.

Les présentations ayant été faites de longue date - qui ignore encore que ce vêtement historiquement destiné à permettre de repérer un marin passé par dessus bord, sans son bikini, fait les beaux jours de la parisienne (aka Ines de la Fressange) depuis son premier flacon d’eau précieuse ? - voyons plutôt comment porter ce basique casual incontournable au printemps qui nous occupe, c’est à dire le nôtre, ici maintenant. 

En 2014, donc, la marinière du lundi, qui va au travail, à quai :

Tendance graphique :

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tendance normcore :

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tendance classique

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et classique revisitée chic arty / punky

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la marinière du vendredi soir, qui va en club de soirée, version rock sous un perfecto:

La marinière du samedi, qui va faire son shopping version casual avec une mini kaki, un sac en bandoulière rouge carmin, des grosses lunax et un joli brushing californien

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et la manche roulottée s’il te pait

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ou sur un short en cuir et des collants, des fois que tu perdes aux Abessses :

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la marinière du dimanche, en manche 3/4 + un jean boyfriend, perchée sur des talons de 6 cm, avec une couette coiffée-décoiffée-promis-ça-ne-prend-que-53-minutes-devant-un-miroir

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La marinière d’appartement, pour traîner sur un sofa (en attendant de traîner devant un soda, au soleil) 

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Enfin, la marinière qui résout tes équations “mode” : tu te situes géographiquemodement dans l’embarras du je ne sais plus comment assortir la veste de tailleur monogrammée double C de maman ?

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….ou le fut’ à bretelles de Pépé ? Et bien fais confiance à Miroslava Duma (La brunette, fashion it girl de chez les envahisseurs de Crimée) et recycle ta marinière.

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Puisque vous me demandez nécessairement mon avis, je vous confirme effectivement que mon bon goût me dicte de préférer la rayures bleues ou noires, dans tous les cas fines, sur un fond écru ou blanc. Pas que j’ostracise les marinières blanches et rouge mais si comme votre serviteur vous êtes à la recherche de la quintessence de la marinière indémodable alors vous apprécierez davantage le modèle originel. 

Dernière chose, tu ne sais pas où est amarrée ta marinière, tu dis ? 

Si tu veux qu’elle dure au long cours, va donc croiser du côté de chez (tu peux cliquer directement sur les marques) Armor luxe , Petit Bateau, Saint James, ou même Cyrillus (tu tiens bien la barre chez celui-là, sinon tu risques de boire la tasse). 

Jette toi à l’eau !

 

F’RE’EP

Des pièces vintage et des retouches minute sur place et sur mesures !

Demandez à Maud et Clarisse de vous conseiller.

Toutes les retouches à 8€ !

Ça se passe aujourd’hui 29 mars, jusqu’à 17h30 à “la maison”, 65 boulevard de ma Villette, métro Colonel Fabien

Allez-y les yeux fermés.

mini bag mini tracas

Faut quand même que je vous dise, surtout parce que vous ne m’avez rien demandé, que je ne suis pas en adoration devant le concept du it bag. Pourquoi ? Parce que je ne suis pas absolument convaincue de l’utilité du sac à main.

- Breaking news - Interruption des programmes - OMG - SOS - WTF …

Attends avant d’hurler à la tentative d’homicide du style, laisse la fashion police boire son café. Je m’en vais t’expliquer la logique, dans deux paragraphes après t’avoir raconté une tranche de vie absolument indispensable au propos narratoire. Merci de lire jusqu’au bout. ndla: t’es chouette. 

Je n’ai de ma vie (éternellement débutante) connu qu’une seule et courte période de réelle frénésie sacquiste. 

Séquence Flash back. Printemps 2008, j’immigre de France pour m’installer à Paris. C’est la grosse fièvre du Charlotte de Gérard Darel

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mais moi je fonds pour un sac anguleux, tout en percing doré et en cadenas, qui pèse le poids d’un âne mort et porte le nom d’un neighborhood english. Aka le Paddington (exactement, 1 bon point pour toi). 

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Retour vers le futur. 6 ans de Parisianisme plus tard, je jette un coup d’oeil dans la spirale qui me sert de passé modeu et je m’interloque. Mon moi actuel ne reconnait pas le moi d’avant. Je trouve le paddington “tacky” de l’anglais qui veut dire vulgaire.

Surtout je ne comprends plus pourquoi je souhaitais tant une pièce qui s’est démodée avant même que je ne sois parvenue à réunir les économies nécessaires pour me la procurer. 

2014. Je constate que mon homologue masculin se passe tous les jours d’une poche à anse. Alors, j’ose à mon tour sortir nue de sac. Et, phénomène incroyable de la parité masquée, je réalise que mes clés, ma cb, mon portable et mon paquet de cigarettes (avoues que tu as cru l’espace d’une seconde que j’allai utiliser cette paranthèse pour justifier mon addiction) tiennent parfaitement dans mes poches. 

Aussi, exit le sac à mains. Et à la rigueur, quand vraiment mes poches de manteau baillent comme un première année en amphi de finance publique, j’opte pour le sac à épaules. Le petit qui se promène en bandoulière.

Contrairement à un sac à main, en réalité à coude, le sac en bandoulière, en réalité à épaule, te permet de : 

- garder de l’elasticité dans l’avant bras, et donc de gifler un malotru ou boire une bière du soir au matin, avec aisance (+ 5 points)

- faire du vélib en toute légèreté, en talons, avec grâce. (+10 points)

- disposer d’un porte manteau dans la queue du monop’. (Certes c’est un coup bas à la mode, mais comparativement virer pantone 2014 pour cause de suffocation n’a jamais permis d’être confondue avec Carine Roitfeld non plus)

- économiser 4 euros de vestiaire par soirée, soit 8 euros par week end - si tu as décidé de te caler sur l’agenda de Miley Cirus - ce qui nous fait une économie sur l’année de 832 euros, de quoi justifier amplement l’achat de l’une de ses petites merveilles : 

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Pour retrouver les références, clique sur les icones : 


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Je me sens tenue de préciser que je n’ai pas non plus divorcé de la pochette. Mais de cela, on s’en reparle. Soon. 

normcore style

(montage Asos, photo (c) getty image)

C’est dans l’air du temps, le zeitgeist du printemps 2014, la tendance que Malévitch aurait incarné (#selfie suprématiste) s’il n’avait pas eu l’outrecuidance de sévir dans la première partie d’un autre siècle : la tendance est au rejet de la tendance. 

i.e : Le normcore.

On doit ce concept totalement neuf à Fiona Duncan du très respectable New York Times, laquelle aurait piqué l’idée au tout autant respectable cabinet de tendance New Yorkais K-Hole, lequel aurait oublié en avoir pris connaissance dans le non moins respectable Dictionnaire du look de Géraldine de Margerie publié en 2011… Une idée neuve et révolutionnaire, disais-je. 

Qu’est-ce que c’est au juste, le normcore? Appliquer à la lettre, il s’agit ni plus ni moins d’une tyrannie stylistique moderne de vestiaire qui prône un retour sans détour aux seuls basiques. Une sorte de carré blanc sur fond blanc du style. Dont l’icône majeure serait Steeve Jobs. 

Ne faites pas les surpris, voilà quelques temps déjà qu’on se vête de rigueur (voir cet excellent billet sur le sujet -clique sur le gras). 

Cependant, d’aucun jugeront le normcore, hardcore. “Quoi ? Maintenant que je suis inscrite sur toutes les newsletters d’American Retro à Zadig et Voltaire, en passant par une visite quotidienne sur “The shape of the Sea”, je dois en PLUS réfléchir avant d’acheter l’intégralité du look book ?”

Hum…Qui a dit que la mode était une partie de plaisir ? 

Quoi retenir du normcore ? Ma théorie du genre sartorialist étant de laisser la tendance faire la belle et ne lui voler que ce qui nous va chez elle, j’accueille le normcore comme un mantra. Une invitation à chercher ce que l’on est vraiment au fond de notre nous modeux. Un élan salutaire finalement, puisqu’à trop vouloir coller à la tendance, on oublie souvent ce que c’est qu’avoir du style. Au cas où, je précise qu’il s’agit d’être soi-même. 

Profitons de cette épiphanie de rigueur mode donc, qui comme toutes les autres, ne durera qu’un temps. Une fois que l’on aura arrêté de suivre les tendances - pensant s’être tous libérés d’un affreux complot industriel - la frustration paroxystique de l’ascète du style “no look” nous poussera à nous ruer sur le premier top à motif aztèque qui osera se montrer en vitrine. Et on sera repartis pour un tour…

 

L’Wren Scott Spring 2013 Ready-to-Wear


L’Wren Scott | Fall 2013 Ready-to Wear


L’Wren Scott | Resort 2013 

L’Wren Scott | Fall 2012 Ready-to-Wear 




L’Wren Scott | Spring 2009 Ready-to-Wear
RIP L’Wren Scott, a tremendous designer is gone.

L’Wren Scott Spring 2013 Ready-to-Wear

L’Wren Scott | Fall 2013 Ready-to Wear

L’Wren Scott | Resort 2013 

L’Wren Scott | Fall 2012 Ready-to-Wear 

L’Wren Scott | Spring 2009 Ready-to-Wear

RIP L’Wren Scott, a tremendous designer is gone.

Quelques looks rigoristes de streetstyle repérés (pour la plupart) lors des derniers défilés de prêt à porter, tous très faciles à composer lorsque l’on possède un stock de basiques bien complet

Look 1 : un manteau camel ou un trench posé sur un blazer long 1 bouton, un pull en fine laine mérinos et un pantalon noir coupe droite. NB : qui a dit que le noir et le marron n’allait pas de paire ?

Look 2,3, 4 : la fameuse chemise blanche sous un manteau en laine, un perfecto ou un blazer double boutonnage

Look 5:  Un sweat, un jean brut un manteau gris 

Look 6: un sweat pincé dans un jean gris

Look 7: une chemise en denim, un jean skinny noir et des boots camarguaise marron

Look 8: un trench, un jean brut et une marinière

And so on… 

Les slip on Barbes

Etre cheap ou ne pas être ? 

Si vous étiez accroché(e)s au podium des défilés de la saison dernière, vous n’aurez pas manqué de noter que Tati est devenue (pour les 3 prochains mois) le fin du fin du chic. Céline - l’employeur de Phoebe Philo - a sorti la chaussure qui casse les pieds à la haute (couture aussi), et le pis c’est que c’est tout confort. Barbès attitude. 

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Le hic ? Compter le prix d’une 206 kid d’occasion pour vous les procurer.

La solution ? métro ligne 2, station Barbès Rochechouart, quartier de noblesse. Tati, pas en reste, a botté la basket Céline en touche en reprenant son motif pour le poser sur ses propres modèles. Le tout pour la mode-hic somme de 17,99 (sac plastique inclus). 

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(photo montage (c) Labochéri )

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Au cas où vous ne seriez toujours pas convaincu(e)s de l’absolue nécessité de vous procurer un ersatz, démo :  

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PS: En vente depuis ce midi et jusqu’à épuisement des stocks (soit dans 24h)

Ma rue Madame, comment ca marche ? (#1)

(commande d’une pièce précise - prestation facturée 60 €) 

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Parce que je ne fais pas que de me regarder dans les sneakers, il est grand temps de vous montrer un peu comment je travaille. Donc voilà, très concrètement ce qu’il se passe lorsque je reçois une commande pour l’achat d’un article déterminé :

  •  En premier lieu, je pose des questions

J’adore ça. Mon côté juriste. Quand (..dois-je livrer) ? Combien (quel est le budget)? Où (…comptez vous porter cette pièce ? Quel est le contexte socio-professionnel, amical et familial, etc) et Comment ? (quelle coupe, quel style, quelle matière, quelle taille, etc). Les réponses données m’aident à cibler les attentes et, dès lors, à mieux y répondre.

Il est fréquent que les réponses soient floues. C’est ce que je préfère. Quand les choses ne sont pas arrêtées dans l’esprit de mon commanditaire, cela me laisse une plus grande marge de manœuvre. Le Basquiat de la mode qui sommeille en moi a alors tout le loisir d’expérimenter !

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Prenons un exemple. Ici l’une de mes clientes, que je connais personnellement très bien, me demande de l’aider à trouver une veste noire. Elle n’a pas d’idée précise de ce qu’elle souhaite sinon qu’elle recherche une veste courte compatible pour le bureau et pour le fun du reste de la vie. 

  • Puis, je me pose à moi même des questions

Quand je vous dis que j’adore ça ! Généralement, je me fais des mood boards, ou je révise mes classiques. En l’occurrence pour une veste noire, un basique intemporel, je vais chercher du côté d’Helmut Lang, voire même je vais ressuscité Cristobàl Balenciaga. J’aime m’entourer de spécialistes.

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Ce consortium réuni, après examen du profil de ma cliente, aboutit au vote de l’interdiction du froufrou, à l’élection de la coupe droite, légèrement cintrée, avec éventuellement un détail (un seul) original car je sais à qui s’adresse cette veste. Et que cette personne n’est pas née à Salt Lake City. 

  • Ensuite, je fouille, je fouine, je furette, je collecte.

Là vous ne m’en voudrez pas de vous opposer le secret professionnel. 

  • Alors, je mets en forme mes trouvailles

Pour ça, je dresse un board de choix. Dans le genre de celui-là :

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(prix et disponibilité valables au 13 mars 2013)

que je soumets à ma cliente tout en lui exposant les raisons de ma sélection (dans un mail ou de vive voix). 

  • Enfin, j’achète la pièce sélectionnée et la propose à l’essayage

Ma cliente peut choisir d’acheter elle-même la veste noire qu’elle préfère, mais d’expérience il est plus pratique que ce soit moi qui m’en charge. Dans ce cas, je me déplace à domicile pour lui faire essayer l’article.

If it’s a match, comme dirait Victoria Beckham, je n’ai plus rien à faire. Sinon me réjouir ! Je crois que je ne me lasserai jamais de regarder quelqu’un heureux dans ses vêtements. C’est véritablement jubilatoire !

If it’s not, je retourne l’article pour ma cliente qui n’a le souci de rien. Je m’occupe de tout. 

Je reprends mes recherches et refais une deuxième et dernière sélection. Dans tous les cas, je limite mes suggestions à 10 propositions au total. J’estime qu’au delà de 10 propositions rejetées, l’insatisfaction s’apparente à de l’indécision, laquelle ne relève plus de mon domaine de compétence. 

Voilà, ceci n’est qu’une partie de mes activités. Je vous détaille bientôt le reste des prestations que je propose. 

Happy day to you ! 

Fashion week automne hiver 2014-2015

La tendance géométrie graphique sera toujours très présente la saison prochaine, pour un look chic, boyish, arty, casual ou sexy

De gauche à droite, de haut en bas : Peter Pilotto (pour les deux premiers looks), Band of Outsiders, Christopher Kane, J Crew, Maiyet,

Les plus beaux pantalons larges de la fashion week Automn Hiver 2014-2015

de gauche à droite, de haut en bas : Christopher Kane, Paul Smith, Cédric Charlier, Vionnet, Paul & Joe, Dries Von Noten